Journee nationale de la medecine tradtionnel
C’était en présence du représentant de l’OMS, Dr. Munkaïla Maïga ; du Directeur général de l’INRSP, Dr. Flabou Bougoudogo ; du président de la Fédération malienne des thérapeutes traditionnels et herboristes (Femath), Mohamed Fall ; du président du Comité de suivi de la politique nationale de médecine traditionnelle, des directeurs et chefs des services centraux, du président des ordres professionnels de la santé, des responsables des organisations non gouvernementales et des membres du Comité de suivi de la politique nationale de la médecine traditionnelle. Placée sous le thème «Décennie de la médecine traditionnelle, progrès réalisés», cette édition 2010 se tient au moment où l’on constate un rapprochement avec la médecine conventionnelle. Un processus de rapprochement de la médecine traditionnelle et de la médecine moderne est en cours depuis plus d’une décennie au Mali et en Afrique. L’OMS a en effet décrété en début de millénaire la décennie 2000-2010 comme décennie de la médecine africaine, après avoir constaté que 70% des populations ont recours à cette médecine pour des besoins de santé.
Selon Dr. Amara Chérif Traoré, les Etats membres de l’OMS Afro ont décidé de retenir un jour dans l’année pour célébrer la journée africaine de la médecine traditionnelle. C’est ainsi que le 31 août est retenu chaque année comme journée de plaidoyer pour la médecine traditionnelle. A l’en croire, cette journée qui est à sa 8è célébration coïncide avec un certain nombre d’événement à savoir, la célébration du Cinquantenaire de l’accession de notre pays à l’indépendance ; la fin de la décennie de la médecine traditionnelle déclarée par les chefs d’Etats et de gouvernement de l’OUA, aujourd’hui Union Africaine à Lusaka en Zambie en 2001 ; les 10 ans de l’adoption de la stratégie régionale africaine pour promouvoir le rôle de la médecine traditionnelle dans les systèmes de santé, adoptée par les ministres de la santé de la région Afrique de l’OMS lors de la 50è session du Comité régional le 31 août 2000. Quant au Directeur général de l’INRSP, Flabou Bougoudogo, cette 8è journée de la médecine traditionnelle sera marquée par des conférences débats, suivies des journées portes ouvertes au département de médecine à Sotuba et une conférence à la Maison des Aînées.
Des conférences auront également lieu dans d’autres régions du Mali courant septembre 2010. Précisons qu’au Mali, des résultats encourageants ont été obtenus dans le domaine de la médecine traditionnelle. Il s’agit notamment de la réglementation adoptée en 1995 pour l’homologation et l’exploitation des établissements traditionnels qui a été renforcée en 2004 par un dispositif permettant une meilleure évaluation des dossiers ; une politique nationale adoptée en 2005 ; la création et le bon fonctionnement des associations de thérapeutes ; la bonne collaboration entamée entre thérapeutes et praticiens de la médecine ; l’implication d’associations et ONG dans la recherche opérationnelle pour mieux documenter les stratégies appropriées nécessaires à l’accélération de la promotion de la médecine traditionnelle…Mais, des efforts restent à faire. Il s’agira de travailler à renforcer davantage la recherche en identifiant des mécanismes de financement appropriés.
Khadydiatou Sanogo