Banditisme à Bamako : La police ne fait plus le poids malgré les efforts…

Publié le par ousmane.over-blog.net

Agressions à mains armées, vols avec effraction, attaques avec armes à feu des motocycles en plein jour et nuit, tel est le visage de l’insécurité croissante dans notre pays en général et à Bamako en particulier. Les questions que nous nous sommes posées sont, entre autres, pourquoi les hommes de Niamé KEITA ne parviennent-ils pas à circonscrire avec efficacité les actions des malfrats ? Cela malgré les immenses efforts déployés par les plus hautes autorités à les équiper. En tout cas, il s’est avéré que des responsables de police rechiNiamePolice2gneraient, à dépenser les dotations en carburant, pour les patrouilles et perdiems y afférant. Aussi, les véhicules, au lieu d’être utilisés à bons escients, sont employés à d’autres fins jamais inavouées. Et pourtant l’homme qui fait trembler les policiers récalcitrants (Niamé KEITA) est au courant desdites indélicatesses et reste impuissant.

 

Autrefois si les vols, les agressions de tout genre se déroulaient dans des heures tardives, et dans les zones les moins fréquentées, de nos jours, ce temps est largement révolu. Il n’est pas rare, en pleine journée que des pauvres citoyens soient dépossédés de leurs biens de force, au vu et au su des spectateurs incapables le plus souvent d’agir, tellement l’acte ou les actes paraissent incroyable. Et Gare à celui qui tentera de s’y opposer, la personne aura une balle comme récompense. Bamako devient de plus en plus l’une des villes les plus insécurisées de la sous région.

 

Le nombre de cas de vols à mains armées est spectaculaire. En commune I, la semaine dernière, le jeune Amadou de retour à la maison, aux environs en début de nuit a été attaqué devant sa porte. Les deux délinquants ont juste gazé le jeune, et se sont faits la belle avec sa nouvelle moto. Malgré des cris de secours du pauvre jeune, personne n’a levé le petit doigt. Les deux bandits ont tiré des coups de feu en l’air. Aujourd’hui, le jeune étudiant de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques (FSJP) a même du mal à lire son cahier, tant l’effet du gaz a été atroce. Un autre cas a attiré notre attention, toujours dans la même semaine, vers six heures du matin, Monsieur S.H se rendait dans son service, pas loin du lycée Fily Dabo Sissoko, deux messieurs sur une moto , le menaça et s’emparèrent de sa moto. Quotidiennement, de cas similaires se produisent dans les quartiers de Missira, Médina Coura… 

 

La Maison de la Presse n’est pas aussi épargnée, récemment un malfrat s’est introduit dans la cour pour enlever une moto djakarta d’un pauvre journaliste débrouillard. A N’Tomikorobougou en commune III, selon nos sources, un jeune s’est fait tirer à bout portant, et heureusement que la balle a eu son pied. A kalaban koro ADEKEN, dans la cour de l’école fondamentale, un élève a été agressé ; également un jeune avec sa fiancée reçoivent des coups de feu. La liste n’est pas exhaustive. N’eut été le travail de prouesse du médecin, le monsieur ne serait pas aujourd’hui parmi nous.

 

Les réseaux des bandits de plus en plus bien organisés

Il existe des réseaux puissants qui sont spécialisés à la récupération des objets volés. Le procédé est très simple. La victime est obligée, à moins de perdre sa moto d’une valeur de plus de 300.000 FCFA, de recourir aux services d’un membre influent du réseau, tout en lui proposa une somme de 50 000 ou 100 000CFA, pour rendre en possession de son engin. Ça dépend du consensus et la mission du ‘’bad boy’’ consistera à chercher la moto de la victime à travers les différents réseaux. La victime se donnera ainsi à un jeu de hasard, car la somme ne sera pas remboursée si l’objet recherché n’est pas retrouvé, conformément à l’engagement sur honneur (respect de la parole donnée) du membre influent du réseau, que nous nommons ici le cow- boy.

 

Où se trouvent les réseaux ?                                                                                                                  
Selon notre enquête, ces vastes réseaux sont dans deux quartiers de Bamako. Le premier est à Doumanzana, il est connu par nombre de personnes. Il serait composé par le fils d’un haut gradé du pays, impliqué dans plusieurs affaires du quartier. Mais, avec l’influence du père, il se croit tout permis. Le deuxième réseau opérerait à Missira, Médina Coura. Ce réseau très efficace a pu, en vertu des indications fournies, récupérer la moto plusieurs victimes également.

Précisons que face l’incompétence flagrante des agents de police à retrouver rapidement les objets volés (motos), ces réseaux demeurent l’unique moyen informel et rapide pour les victimes, d’essuyer leurs larmes.

 

Le ver de l’incompétence se trouve dans l’Etat aussi

Un doigt accusateur est pointé sur l’Etat, qui ne cesse de recruter des policiers sans mesure d’accompagnement. Les conditions de travail restent dérisoires malgré les efforts déployés par le Gouvernement, ces dernières années. La plupart du temps, le pick- up (ou deux) mis à la disposition du commissariat est mal entretenu. Il n’est pas disponible quand il faut. Le carburant n’est jamais dans le réservoir. Or, ces frais sont toujours budgétisés et les perdiems devant être donnés aux agents et, sources de motivation ne sont pas, non plus, versés à ces pauvres. D’où les raquettes de tout genre à chaque occasion d’infraction commise par un citoyen. Il faut assainir la police aussi. Car, c’est un paradoxe, lorsque celui qui a pour mission de traquer les délinquants, n’évolue pas un environnement propre, honnête et motivant.

 

 

 

A.D et ABZ

Publicité

Publié dans communautés

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article