Encore une bavure de l’armée française au Nord Mali,deux bergers maliens interpellés portent plainte contre la France
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Dans la zone du raid franco-nigérien, deux bergers maliens ont été interpellés manu-militari par l’armée française et remis aux autorités maliennes après interrogatoire. L’intervention française dans cette zone près de l’Algérie (l’éternelle opposante à toute intervention militaire française) risque de compromettre le bon fonctionnement de l’Etat major de la bande sahélo-saharienne installé à Tamanrasset (sud Algérie) pour la lutte contre le terrorisme.
Suite au raid franco-nigérien qui causé la mort des deux otages français et de leurs ravisseurs, bergers maliens. Par crainte de mettre les autorités maliennes en mal, l’armée française indiqua, dans un premier temps que les suspects ont été plutôt arrêtés par l’armée nigérienne et qu’ils se trouvaient à Niamey pour enquête. Démenti cinglant du ministère de l’intérieur nigérien.
Quelques heures plus tard, les suspects seront libérés et remis à la gendarmerie de Ménaka. Il nous revient qu’ils ont perdu leurs troupeaux.
C’est la deuxième fois que l’armée française intervient dans les mêmes circonstances ou presque au nord Mali.
Suite à une opération militaire franco-mauritanienne au mois de Juillet 2010, deux bédouins ont été enlevés dans la commune de Salam et conduits à Nouakchott pour interrogatoire lequel, non plus n’a donné, aucun résultat. Les deux malheureux seront abandonnés à leur sort à Bassikounou en territoire Mauritanien.
Tout comme les premières victimes de l’armée française dans la commune de Salem en juillet dernier, les bergers interpellés ce samedi ont porté plainte contre l’armée Française qu’ils tiennent responsable de la perte de leurs animaux.
En réalité ce ne sont pas seulement les bergers maliens qui sont mécontents de cette intervention musclée de l’armée française. Certains pays voisins du Mali ont depuis longtemps manifesté leur opposition face cette pratique au sahel. Il s’agit en l’occurrence de l’Algérie qui abrite l’état-major de lutte contre le terrorisme dans la région sahélo-saharienne.
Aussi, il n’y pas de doute que cette autre sortie ratée de l’armée française suscitera autant de mécontentement contre l’assaillant que de sympathie pour les groupes terroristes.
Baba Ahmed et B. S. Diarra