Institut des Sciences et Technique de la Communication
Le Directeur général de l’Institut des sciences et techniques de la communication (Istc) de Côte d’Ivoire, Siluey Jacques Sassongo, a animé une conférence de presse, hier, à la Maison de la presse. Il a fait savoir que l’Istc est créé sur les cendres du Studio-Ecole de la Rti en 1992.
C’est, a-t-il précisé, un établissement de formation supérieure en communication placé sous tutelle du ministère ivoirien de la Communication. L’Istc, a expliqué le directeur général, accueille chaque année des étudiants et des fonctionnaires des offices de radiodiffusion et télévision de la région ouest africaine francophone, mais aussi d’Afrique centrale francophone et parfois aussi, des stagiaires de pays non africains. Les filières de formation sont : la production audiovisuelle, le journalisme, les télécommunications et technologies de l’audiovisuel, la publicité-marketing et l’infographie. L’istc, a indiqué Siluey Jacques Sassongo, est mu par un objectif pragmatique, comprenant trois volets. Le volet des connaissances académiques est complété par les fondamentaux en théorie de la communication. Le volet pratique est organisé sous forme de Td ou de Tp. Les enseignements théoriques et travaux pratiques convergent, selon, l’Istc, au troisième volet constitué par les pratiques professionnelles. Depuis la rentrée 2009- 2010, a expliqué le directeur général, l’Istc met en application la directive de l’Uemoa portant institution du système Licence master doctorat (Lmd). L’Istc a toutefois souligné que, pour tenir compte de la structure des profils de carrière, toujours en vigueur dans la plupart des fonctions publiques, un système d’équivalence entre le système classique à 3 cycles et le système Lmd est proposé aux partenaires des administrations publiques ouest africaines. L’accès à l’Istc, a dit le directeur général, se fait sur concours et l’inscription est précédée d’une phase de pré inscription obligatoire en ligne. Pour les étrangers, les frais de formation varient de 500.000 à 2.400.000 Fcfa suivant les filières et les cycles de formation. Moussa Hari Maïga, Directeur de la station Ortm de Kayes, a tenu à confirmer tout le mérite de l’Istc, en terme de formation. La preuve, a-t-il affirmé, c’est que tous les agents de l’Ortm formés à l’Istc occupent aujourd’hui des postes de responsabilité. L’Istc, a soutenu Siluey Jacques Sassongo, s’est soustrait de la dépendance extérieure en matière de soins de santé et a créé un centre médical. Les difficultés du logement à Abidjan, a-t-il ajouté, ont conduit l’Istc à ouvrir une cité dortoir sur le site de l’établissement et dont 15% des capacités d’accueil sont réservés aux étudiants et stagiaires non nationaux.
Baba DEMBELE du Republicain